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Tempus Fugit !

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« Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat,
Et ses jours sont ceux d’un mercenaire.
Comme l’esclave soupire après l’ombre,
Comme l’ouvrier attend son salaire,
Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, j’ai pour mon lot des nuits de souffrance.
Je me couche, et je dis : Quand me lèverai-je ? Quand finira la nuit ?
Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour.
Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse,
Ma peau se crevasse et se dissout.
Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,
Ils s’évanouissent : plus d’espérance !
Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. »

Job 7

Nous sommes dans une période de changements qui demande d’être particulièrement attentif à ses actions et ses valeurs.

Il est temps de faire déborder la Voie vers l’autre, vers le monde : il est temps de partager et de s’engager dans l’évolution positive de notre univers.

L’évolution de tous dépend de l’évolution de chacun : le changement profond du groupe doit passer par un éveil de l’individu.

Les soubresauts du groupe, qui réagit et s’indigne, ne peuvent qu’amener une modification fragile de la société, les mêmes cycles se renouvellent sans cesse.

Pour un changement profond, pour une évolution stable de notre monde, il faut passer par un effort personnel de transformation de soi.

La remise en question de nos préjugés, la recherche d’un meilleur fonctionnement personnel, une connaissance accrue de l’autre, un engagement dans le monde et une meilleure observation de notre monde vont permettre cela.

Avant tout, acceptons de changer, d’évoluer : reconnaissons que nous ne savons pas tout, que nous devons évoluer vers un mieux et que nous devons y travailler.

Nos imperfections, nos fonctionnements malades, tout cela peut aller vers un mieux, une réalisation de notre potentiel humain.

Acceptons que nous pouvons mieux nous occuper de nous, que nous pouvons changer certains comportements avec les autres, que notre travail peut aussi être source de joie, que rien n’est fixe… nous pouvons tout changer dans notre vie si nous le voulons.

Nous sommes des êtres humains, nous avons des fonctionnements physiologiques, respiratoires et mentaux : dans la mesure où nous essayons de mieux connaître ses fonctions, nous allons savoir quoi faire pour mieux fonctionner.

Pourquoi ne pas tirer avantage de notre existence en tant qu’humain et en avoir la meilleure expérience possible ?

Profitons de notre vie pleinement en nous réalisant et en améliorant notre conscience : connaissons nos points forts et nos points faibles pour mettre en avant les premiers et corriger les seconds.

Ne nous contentons pas de ce qui est, mais tendons vers l’idéal de ce que nous pouvons être… et pour cela il faut travailler sur les aspects de ce qui fait notre humanité.

Si nous comprenons ce besoin de travailler sur nous, de chercher à s’améliorer, nous avons franchi la première étape.

Cette première tempe est cruciale, elle détermine notre capacité à aller chercher l’évolution, c’est notre force pour changer ce qui ne nous convient pas dans notre vie, dans notre interaction avec les autres et dans notre quotidien.

Sans cette prise de conscience, nous ne bougerons pas de nos habitudes et nous resterons dans l’imperfection ressentie comme une punition.

Nous ne pouvons être parfaits, c’est aussi la beauté de notre incarnation, mais nous devons y tendre et ne jamais arrêter d’évoluer.

Ensuite vient la pratique personnelle : c’est assez simple.

Nous sommes une entité corps/esprit/vitalité, un ensemble corps/esprit qui possède un souffle vital.

Il est donc possible de travailler son corps, son souffle et son esprit, pour fonctionner au maximum de notre potentiel.

Rien de spirituel ou de new âge ici : si notre corps fonctionne mieux, si nous connaissons les règles de vie qui permettent de mieux profiter de celui-ci, notre vie est plus facile.

Une grande partie de nos soucis de santé viennent de nos mauvaises habitudes et de notre abandon du corps… il suffit de savoir et de faire pour résoudre tout cela.

Le travail du souffle est naturel : sans respirer, la vie est moins sympa…

Mais un travail de conscience dans le souffle permet une meilleure connaissance de celui-ci et une vitalité accrue rapidement.

Sans parler de la réalité physiologique démontrée d’un travail du souffle conscient, le plaisir de passer du temps à respirer calmement est une grande chance.

Le travail de l’esprit n’est pas la méditation, c’est juste l’entrainement des composantes fonctionnelles de notre mental.

Sans rentrer dans des détails profonds, l’entraînement de l’esprit permet un esprit plus disponible, des émotions plus stables et une meilleure préhension du monde.

Plus la perception du monde est claire, plus y est possible de voir la réalité, les changements du monde et de fluidifier sa vie.

Le travail sur soi regroupe l’ensemble de ces aspects : corps, souffle et esprit.

Le travail de ses qualités profondes dépend de ce travail.

Cette évolution de notre propre nature va permettre de mieux connaitre l’autre : notre relation à l’autre va en découler.

De plus, l’apprentissage d’enseignements particuliers (bazi, par exemple) permet de comprendre le fonctionnement des types de personnalités et d’interagir intelligemment avec tous.

Une meilleure relation aux autres, un effort de comportement avec même les gens que l’on ne comprend pas, un partage avec tous, tout cela façonne un monde plus agréable autour de nous.

Dans cet effort relationnel, nous agissons directement sur l’évolution positive de notre univers.

Nous sommes dans une période ou le partage est une obligation : nous devons accepter de donner à ceux qui ont besoin.

L’égoïsme n’est plus acceptable, les temps demandent d’évoluer et de s’ouvrir vers les autres.

Nous devons donner, particulièrement nous autres « les chanceux », nous ne pouvons fermer les yeux sur ce qui peut se passer devant nous ou à 5000 km de chez nous.

Notre engagement est nécessaire pour évoluer personnellement.

Allons vers l’autre, partageons, donnons… le temps n’est plus aux yeux fermés, il est de notre devoir d’être humain d’agir maintenant.

Tout cela nous confronte au besoin d’observer correctement le monde : ne plus rester focalisé sur soi, mais réagir et réfléchir sur les actions possibles.

Regardons les réalités de notre monde, ses blessures et son évolution pour agir dans le sens du mieux : attelons-nous à cette tâche importante pour notre lendemain.

Nous voilà à la fin d’une autre année, dans un cycle qui s’accélère, il est temps de faire plus.

Nous sommes Responsables du Monde de Demain !

Celui qui sait marcher (dans le Tao) ne laisse pas de traces ; celui qui sait parler ne commet point de fautes ;
Celui qui sait compter ne se sert point d’instruments de calcul ;
Celui qui sait fermer (quelque chose) ne se sert point de verrou, et il est impossible de l’ouvrir ;
Celui qui sait lier (quelque chose) ne se sert point de cordes, et il est impossible de le délier.
De là vient que le Saint excelle constamment à sauver les hommes ; c’est pourquoi il n’abandonne pas les hommes.
Il excelle constamment à sauver les êtres ; c’est pourquoi il n’abandonne pas les êtres.
Cela s’appelle être doublement éclairé.
C’est pourquoi l’homme accompli est le maître de celui qui ne l’est pas.
L’homme qui n’est pas accompli est l’aide de l’homme vertueux.
Si l’un n’estime pas son maître, si l’autre n’affectionne pas celui qui est son aide, quand on leur accorderait une grande prudence, ils sont plongés dans l’aveuglement.
Voilà ce qu’il y a de plus important et de plus subtil ! 

Daodejing, Chapitre 27