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Sources de Confusion

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Si en mai il est possible de faire ce qu’il nous plaît, ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi.


Il faut savoir remettre parfois quelques détails en place, pour aller dans une bonne direction.


Voici plusieurs sujets de questionnement qui peuvent nous aider sur la Voie.





La compétition et le combat


Pour ceux qui regardent la Voie comme une école de défense personnelle, ce qui est le cas, il faut comprendre que nous parlons de combat.


Le combat de survie, dans l’optique d’une situation de confrontation réelle et non d’une compétition d’ego, demande d’autres qualités que celles des sports de combat.


Le fantasme que nous pouvons avoir de la violence, nourri de films japonais et de lectures faciles, nous oriente vers de mauvais choix.


Les sports de combat développent bien entendu des qualités en rapport avec les combats de survie, mais certains réflexes font la différence entre la réalité et le sport.


Les qualités de survie dans une confrontation physique sont :

  • La prise de décision : y aller ou pas (capacités de négociation, dialogues),
  • La force d’impact de nos frappes : pas de techniques, de la force de percussion,
  • Une réalisation des distances de combat : loin ou proche, jamais d’échange.


Les sports de combat développent une distance d’échange qui permet la compétition, pas la survie.


Ceux qui confondent les deux vont au devant de soucis.



La faute de la Voie


Il faut bien voir que la Voie de développement spirituelle, de réalisation de soi, est un outil.


C’est un outil génial et grandiose, mais ça reste un outil.


Le professeur est celui qui montre l’utilisation des outils, grâce à son expérience et parfois avec des qualités d’enseignement.


Mais comme tous les outils, il est possible de mal s’en servir, écoutant ses préjugés et son ego plus que ce qui est dit… le résultat étant que l’outil ne fait pas ce qu’il est censé faire.


Est-ce que cela remet en cause l’outil ? Non, bien sûr.


Pour évoluer dans la Voie, en profiter pleinement, il est parfois besoin de perdre un temps fou à se « désengluer » de ses façons de faire malades, de son incapacité à écouter et de sa fausse supériorité.

Si nous acceptons le travail à faire, dans une vision plus claire de nos défauts et de nos comportements, les changements s’opèrent.


Et l’outil reste l’outil, qui n’a pas beaucoup changé depuis le début et qui ne changera pas beaucoup plus tard.


Alors si vous sentez que la Voie «c’est dur» , que «ce n’est pas comme on croyait» ou que «c’est vraiment trop injuste»… si vous sentez une déception ou une injustice, que vous voyez des incohérences, des zones d’ombre… si vous vous sentez perdu, abandonné ou dans la confusion… si vous voyez des lumières, que vous entendez des voix et contemplez votre supériorité… si vous ne comprenez pas pourquoi pas vous, pourquoi ça n’arrive qu’à vous ou que vous ne comprenez rien…


Ce n’est pas la Voie, c’est vous.



Le travail d’apprentissage et la pratique


Le professeur et l’enseignement sont source de savoir qui demandent d’être mis en pratique : il fait apprendre et ensuite travailler sur les sujets appris.


Il existe des lieux pour se défouler, pour faire du sport ou pour prendre le thé avec des amis… ces endroits ne doivent pas être confondus avec l’apprentissage de la Voie.


Dans une voie traditionnelle, l’apprentissage se fait sur des bases apprises en cours. Cette recherche est une recherche solitaire, puis mise en action avec les autres membres de l’école.


L’enseignement se partage avec les autres membres de l’école, pas n’importe où et pas n’importe comment. Le respect de l’enseignement lui donne sa valeur et l’importance des changements qu’il procure.


Le lieu d’apprentissage de la Voie, auprès du professeur n’est pas une garderie ou une succursale d’un club de gym, ce n’est pas le lieu de pratique, c’est le lieu d’apprentissage.


La confusion de tout ça donne la déception et la confusion qui mènent à la critique de la Voie.


La pratique doit être une expérience personnelle, sinon les changements ne seront pas profonds, transformant.



L’engagement nécessaire


Vous aurez dans la Voie ce que vous y mettez.


Si vous vous y engagez de 20h21 à 20h34, devant TF1, avec une bière et une cigarette, vous pouvez imaginer ce qui va en ressortir.


Le soucis vient aussi de l’inverse : si vous vous engagez dans la Voie pour que celle-ci révèle votre grandeur et votre unicité, si vous ritualisez votre temps de pratique d’une façon exagérée, si vous pratiquez en sachant que vous êtes au-dessus de tout ça… le temps de réalisation va être plus long… vraiment plus long.


La pratique doit être un moment quotidien ou l’enseignement est mis en action, dans une attention particulière. De plus, les concepts de la Voie devraient vous accompagner tout au long de la journée.


Un regard indifférent, critique ou méprisant sur la Voie vous dirige vers une déception assurée.


La Pratique de l’enseignement doit vous élever vers une bonne santé, un corps/esprit uni et vers une prise de conscience de votre propre spiritualité.


Si vous ne vous sentez pas en accord avec tout ça, il faut clarifier la pratique, parler avec le professeur et redéfinir votre position dans l’engagement sur votre voie.


Encore une fois, la Voie vous permettra de récolter ce que vous y aurez semé.



Le temps du changement


Nous avons la chance de vivre un grand moment de changement et une prise de conscience globale, un temps d’évolution de la conscience humaine.


Cette période est une grande vague sur laquelle nous pouvons surfer avec notre pratique personnelle, un accomplissement personnel pour aider par l’exemple (pas les concepts creux ou les conseils à deux balles).


Ce moment est idéal pour se forger un corps/esprit travaillé qui va inspirer ceux qui nous entourent.


Le changement de la société et du groupe, du monde connu, demande une dynamique personnelle pour se réaliser.


Nous sommes dans une recherche, dans une pratique qui permet cette compréhension, ce travail d’évolution.


Nous devons oublier que nous faisons du taoïsme, du bouddhisme ou de l’aïkido et changer dans le but d’évoluer vers la réalisation de notre condition d’être humain.


Ce moment de changement mondial ou la prise de conscience sort de son jardin et prend en compte la vie sur notre planète, est une grande opportunité d’introspection.


Le microcosme et le macrocosme évoluent d’une façon similaire et dans notre pratique quotidienne nous pouvons aider ce mouvement.


Le moment n’est plus aux querelles de styles (sachant que nous avons le meilleur), mais à un travail personnel qui va déboucher sur un partage universel.


Voilà de quoi attiser vos questions.