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Punch !

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Voyons les détails qui vont permettre de développer un impact maximum.
 
Nous parlons ici de la force «évidente», de la force brutale d’une frappe de poing arrière, linéaire arrière-avant.
 
Il est important de ne pas confondre la force d’impact avec la force physique.
 
Bien souvent, un grand puncheur est plutôt «costaud», mais ce n’est pas nécessaire.
Dans ma tradition, on recommande de travailler ses formes de corps, sa souplesse et sa coordination avant de chercher à travailler la force pure.
 
L’ensemble du travail de la structure va dans le sens de la force d’impact.
 
Avant tout, il faut comprendre la mécanique du geste avant de penser à frapper sur quelque chose.
 
Voyons les détails de bas en haut :
 
  • – Les pieds sont au posés et centrés au sol, le reste du corps dépendant de cette fondation.
  • – Le pied arrière va pousser le poids légèrement vers l’avant, démarrant le geste.
  • – Le genou avant se plie un peu, restant dans l’alignement des orteils.
  • – La poussée se répercute sur les hanches qui entraînent la taille, pour servir de base à l’union des épaules et du grand dorsal.
  • – La rotation du tronc va propulser l’épaule de frappe vers l’avant qui reste basse et liée par le grand dorsal.
 
L’ensemble du mouvement permet de laisser partir le bras vers l’avant incluant ces détails :
 
  • – Pas de tension dans le bras et l’avant bras,
  • – Aligner la zone de frappe, le poignet et la pointe de l’épaule,
  • – Laisser le coude en bas et l’épaule liée au grand dorsal,
  • – Regarder où on frappe.
 
A l’impact, le coude ne doit pas être plié, mais il ne doit pas être tendu… la distance de frappe est donc primordiale pour obtenir une frappe vraiment fulgurante.
Le poing doit être tenu, mais pas tendu. Si le poing est vraiment serré, il sera possible de faire des frappes de « bourrins », mais pas les frappes plus subtiles.
 
Le poing aura plus de puissance dans l’alignement de l’épaule opposée.
 
Une grande partie de la force d’impact peut être annihilée si on retient son souffle, si on coince son diaphragme. De plus, des frappes en rétention de souffle vont fatiguer beaucoup plus que des frappes avec le souffle lâché.
 
Il faut travailler dans le vide avec une recherche de sensation, lentement et en relaxation… il ne faut pas être pressé de travailler vite (et ce n’est pas vraiment nécessaire).
 
Plus le geste est direct, moins il y a de parasites, moins il y a de «fuites de force».
Donc, même lentement, il faut passer d’une immobilité totale à un geste décisif.
 
Il est conseillé de ne pas mettre l’attention sur la main qui frappe ou sur le bras (cela crée des tensions), mais sur la rotation et la mobilisation du dos.
 
Dès que le geste est suffisamment lâché, et sans parasites (en tout cas, le moins possible), il faut taper sur des « trucs » (plutôt un sac mou, mais assez lourd par exemple).
 

 

Traditionnellement, dans notre école, on frappe un poteau de bois. On commence par pousser, frotter et ensuite percuter violemment le poteau. Le travail au sac vient plus tard.
 
Nous verrons des exercices spécifiques qui développent la force d’impact dans un autre texte (travail des poids, des cibles, des anneaux de fer…).
 
Nous ne parlons pas ici du travail de précision, de structure ou de vitesse qui vont évidemment déterminer l’efficacité de la percussion.