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Le Xinyiquan de Li Cun Yi

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Ami de Zhang Zhao Dong et aussi pratiquant de Baguazhang, Li Cun Yi (1847-1921) est connu surtout pour son Xinyiquan.

Dans la région du Hebei, conté de Shen, un maître de Xinyiquan qui se nommait Li Neng Ran (1809-1890) forma quelques disciples très connus tels que Guo Yun Shen et Liu Qi Lan.

Li Cun Yi devint un des meilleurs disciples de Liu Qi Lan.

Parallèlement, il visitait souvent un ami de longue date, Cheng Ting Hua (disciple de Dong Hai Chuan, créateur du Baguazhang) et allait régulièrement à Beijing pour échanger des techniques de combat.

Son Xinyiquan est clair et puissant, fluide et détendu, pas de fioritures ni de mouvements vides.

Son enseignement est précis, il renforce le corps et développe la capacité à exprimer la force dans le combat.

Il commence toujours par des positions statiques et des nei gong sans déplacement, recherchant ainsi la structure et l’enracinement.

Après les chi kung de l’école et les exercices de nei gong de base ( » garder le ciel et la terre « ,  » les trois anciens poings  » et  » lier le corps entier « ), on commence l’étude des cinq poings et des nei gong associés.

Cinq poings :

  • Pi Quan : séparer, couper,
  • Zuan Quan : vriller, monter,
  • Beng Quan : défoncer, scier,
  • Pao Quan : forcer, exploser,
  • Hen Quan : changer, horizontal.

Chaque poing possède des nei gong pour développer les différentes force combinées dans chaque mouvement. Ce sont des exercices qui forment le corps et éduque le pratiquant pour  » sortir la force « .

Par exemple pour Pi Quan, nous avons les exercices suivants :

  • Li gong des forces vers le haut,
  • Li gong des forces qui poussent,
  • Nei gong lever tirer,
  • Nei gong pousser changer,
  • Les cinq déplacements,
  • Forme de base,
  • Forme des lignes arrière,
  • Forme des forces avant,
  • Forme pour le fa jin,
  • Forme pour le combat.

Il existe une vingtaine de petites formes de combat qui permettent de mettre ensemble certains des cinq poings pour l’utilisation :

  • Pi Beng zuan,
  • Zuan pao Pi,
  • Beng Hen Beng,
  • Etc…

Pour  » détendre  » la pratique des cinq poings, il existe une série de formes combinées de ceux-ci pour les enchaîner de façon naturelle et sans réflexion mentale :

  • Les cinq poings liés,
  • Unir les cinq forces,
  • Les cinq explosions,
  • La liaison des cinq mouvements.

Après avoir libéré les cinq poings et développé les huit fa jin de base, on apprend les douze formes animales :

  • Tigre : force des griffes,
  • Dragon : travail des jambes,
  • Cheval : force de percussion,
  • Serpent : bousculer et remonter,
  • Coq : une des base du style du Hebei,
  • Faucon : changement de direction,
  • Hirondelle : poing changeant,
  • Singe : frappes multiples,
  • Oiseau  » tai  » : force cachée,
  • Crocodile : force horizontale,
  • Aigle : saisir,
  • Ours : percuter.

Chaque forme animale comporte trois à cinq variantes qui développent des qualités et applications différentes. Il existe des nei gong particuliers dans chaque animal et les forces sont des fa jin combinés des cinq poings.

Le travail des douze animaux est un travail long et physiquement difficile.

On discerne ensuite, si on a acquis la capacité d’exprimer la force dans chaque forme animale, plusieurs formes  » avancées « :

  •  » Cinq poings et douze animaux  » : une forme qui combine l’ensemble de ce qui fut appris depuis le début de l’entraînement.
  •  » Xinyiquan  » : une forme spécifique à l’école de Zhang Zhao Dong et de Li Cun Yi qui développe les combinaisons pour le combat.
  •  » Huit forces spéciales  » : ce sont des forces qui manquaient dans l’apprentissage du style : coup de tête, coude montant et autres combinaisons d’uppercut…
  •  » Huit styles  » : une forme courte et explosive qui se fait uniquement en  » explosion « .

Les exercices à deux et autres applications de combat se travaillent tout au long de l’apprentissage et commencent dès les premiers cours : on apprend le chi kung de base et on s’entraîne à deux dès le début.

Li Cun Yi disait :  » le Xinyiquan développe les forces (travail seul) et l’échange exprime ces forces (travail à deux) « .

Sans le travail à deux, les exercices de combat à deux et les exercices de sensibilité développés aussi avec un partenaire, le Xinyichuan n’est pas applicable.

Il incluait dans son enseignement la marche en cercle et les trois changements de paumes du Baguazhang :

  • Le simple changement de paume,
  • Le double changement de paume,
  • Le changement de paume fluide.