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Etre le Faire sans perdre l’Avoir

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Accrochez vous …

Le fonctionnement de notre physiologie possède une facette yin et une facette yang : la structure et la fonction.

C’est pareil pour notre fonctionnement dans la vie, pour nos actions et notre esprit.

Il y a une grande différence entre ce qui est de l’ordre du manifesté et du non manifesté, mais il est parfois difficile de le comprendre.

Nous existons et dans cette manifestation nous agissons, mais il y a une grande différence entre les deux.

Nous avons d’un côté ce que nous sommes, notre être, notre sensation, « je suis » et de l’autre côté nos actions, ce que nous faisons avec notre être.

S’il est possible de se lamenter ou de se conforter dans ce que nous sommes ou pas, rien ne nous oblige à faire ce que nous faisons ou pas : nous sommes responsables.

Nos actions seront directement liées à ce que nous avons et à ce que nous voulons (parce que nous ne l’avons pas).

Ce que nous avons est donc le résultat de nos actions, pas de notre être : il est donc inutile de se plaindre, « nous « ne sommes pas responsables de notre vie, seulement nos actions le sont.

Nos actions ne dépendent pas vraiment de notre être, mais de l’illusion que l’on a de soi… à travers nos actions et nos préjugés.

Nous récupérons ce que nous faisons, même si nous ne réalisons pas toujours ce que nous faisons, englués dans notre inconscience banale.

Ce que nous sommes, profondément, n’est pas souvent en accord avec ce que nous faisons : simplement parce que nous ne nous connaissons pas.

Nos actions ne seront justes que quand nous aurons découvert notre réalité, une capacité d’acquérir ce que nous voulons vraiment, ce dont nous avons besoin.

Cette confusion entre ce que nous sommes et ce que nous faisons est de première importance : elle détermine notre bonheur et notre capacité de réalisation.

Dans cette confusion, nous passons notre temps à agir avec une image de soi déterminée par nos envies d’avoir, envies d’avoir qui ne peuvent être justes puisque basées sur nos actions : un cercle sans fin.

Sans avoir déterminé qui nous sommes, il est impossible de savoir ce que nous voulons, ou ce dont nous avons besoin réellement et donc d’agir juste.

Dans le faire, nous devons en permanence regarder nos actions pour agir en fonction de nos valeurs profondes, qui sont le résultat de la connaissance de soi.

Le soi, la nature est parfaite et immobile : nous ne pouvons rien y faire, « nous sommes » c’est tout.

Cette conscience de soi, cette conscience, devrait déterminer l’action juste.

Le vrai problème est que si nous faisons trop longtemps pour avoir, sans prise de conscience de sa nature, celle-ci s’enfouie de plus en plus dans les méandres de l’illusion.

De plus, il est possible de faire « en copiant  » sur une personne parfois juste, parfois corrompue, mais qui nous dirige : une façon de suivre qui nous déresponsabilise et ne nous demande plus d’effort.

L’intérêt de suivre les actions d’un autre ou d’une autre, c’est aussi que nous pouvons rejeter la faute sur un autre que soi : nous n’avons fait que suivre, ce n’est pas notre faute… En fait si, nous sommes responsables de nos actions, même dans la bêtise la plus profonde.

Il va vraiment falloir être attentif au faire et aux objets de mes désirs car ils pourraient bien définir ce que je sais de moi, ce que je crois être : sinon je vais vraiment me perdre et me détourner de ma Voie.

Se connaitre n’est pas seulement révélé par l’introspection, mais aussi par l’observation de ses actions.

Cette observation doit être à l’origine d’une correction quotidienne, d’une tentative réelle d’évolution, d’une rectification de ses actions.

Si nous laissons faire, dans une résignation geignarde, nous nous agitons sans gagner en sagesse et sans évoluer dans notre vie.

Chaque jour, il est bon de penser à sa façon de mener sa journée, par une pratique matinale, et le soir, après sa pratique du soir, il est bon de regarder ses actions et de voir ce qui pourrait être corrigé.

Mais aucune erreur ne doit être oubliée, aucun comportement ne doit rester sans correction : nous sommes là dans un travail externe à la portée de tous.

Cette recherche d’attitude droite dans notre vie va faire notre bonheur… si nous acceptons de ne pas renoncer.

Ce que je vais construire dans ma vie, avec une vision plus claire de ma nature, sera la base d’action juste : les fondations essentielles pour une vie dans la conscience.

Si la recherche de la connaissance de soi par la méditation et l’interne est importante, elle peut être anéantie par une mise en action corrompue.

Cet effort n’est pas insurmontable et nous en ferons profiter notre entourage direct, construisant ainsi un monde meilleur.

Vous pouvez respirer, c’est fini.